Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Journal d'un anarchiste.

INEXISTENCE

Vous êtes là à nous regarder avec vos yeux emplis du vide sinistre de vos existences, plates, comme doit sûrement l'être votre électrocardiogramme. Vous pensez que vous profitez de la vie parce que vous bredouillez quelques mots d'une chanson que vous avez certainement entendu par erreur et de la vous vous convainquez d'être en osmose avec vos contemporains, vous savez les humains qui vous entourent ; que nenni ! Vous bêlez dans le silence de vos sinistres subsistances désertiques, et personne ne vous entend !

.
En ce qui concerne le travail, j'avoue vous maîtrisez, c'est normal vous avez placé celui-ci au centre de votre vie, à tel point que vous avez probablement oublié le sens de celle-ci, vous contentant de votre humour et de vos divertissements ennuyeux à mourir. Autant réserver tout de suite une place dans le caveau d'un cimetière, cela vous économisera le temps passé sur cette terre que vous méprisez, assis, à observer et commenter la chute de vos semblables, sans jamais arriver à réaliser vos rêves. Votre obsession monomaniaque pour le travail n'est pas une preuve d'intelligence, comme vous le pensez certainement ; c'est au mieux un gâchis, une preuve de docilité extrême, au pire, la preuve d'une existence pathétique, dénuée de sens et dont la seule finalité est une mort certaine. Non, sagesse n'est pas obéissance, c'est même son strict contraire...
.
Vous vous contentez de vivoter en restant en marge de votre vie en tentant de gâcher celle des autres au passage ; nul salut ne viendra pour vous, vous êtes déjà mort en fait. Vivre ce n'est pas juste respirer, boire, manger et déféquer ; vivre c'est souffrir, risquer, avoir mal, se casser la gueule et se relever, oser. Vivre c'est se réveiller fatigué et se coucher exténué parce que vous emplissez cette vie de faits concrets, de voyages, de soirées, de rêves, de discussions enivrées dans la douce chaleur d'une mansarde, en communion avec les autres...
.
Vous avez fait le choix d'observer béat passer le train de votre propre vie, sous vos yeux, sans jamais envisager de le prendre, un peu comme un ovin qui dans son champs regarde bêtement passer le flot des voitures.
.
Je vous souhaite néanmoins bonne fortune, ami.e.s aux paupières de givre que le réveil qui saura vous tirer de cet ennui morbide ne soit pas le dernier souffle au râle de douleur dans lequel vous vous eteindrez.
.
Bien à vous.
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article